News Moreana Gazette Thomas More Thomas More Amici Thomae Mori Bookshop



Membership & Renewal
  • Members list


  • Origin & Aims
  • Founders & Symbolism
  • Compagnons de Thomas More
  • Board


  • Germain Marc'hadour
  • Degrees & Works
  • On Tour
  • Catholic Digest - Jan. 1968
  • Photos


  • Art Gallery
  • Thomas More Bussels 1962
  • 'l'Univers de Thomas More'
  • Various Illustrations


  • Obituary
  • Clare M. Murphy
  • John Richard Cavanaugh
  • Henri Gibaud
  • Dick Shoeck


  • Web links
    Contact







    Henri Gibaud
    (by Germain Marc'hadour - September 2007)


         Father Gibaud treated the English language with love for its very music; the way he sounded its diphthongs charmed the phoneticians of University College. In a review of Thomas Paynell, he urged the reader to read that author aloud for a full appreciation. He enjoyed his periods of summer ministry in the parish of John Marmion.

         He drove with pleasure in Britain and even in London: in 1977 he took our secretaries to the Thomas More Exhibition at the National Portrait Gallery. When the Parkinson disease had reduced his voice to a whisper, he retained his fine hearing and his memory, and his smile.


         Cette photo, prise par Vianney Le Rumeur le 16 avril 1996, dans l'appartement de Clare Murphy, lors d'une petite fête marquant le 75ème anniversaire de Germain. En frères jumeaux ils avaient en 1994 concélébré en même temps leur demi-siècle d'ordination, et reçu les palmes académiques en 1988 dans la même cérémonie. D'autres photos d'Henri se trouvent dans les n°s 17, 81 et 151 de Moreana.

         Après des années d'enseignement dans sa Vendée natale, il avait préparé au Centre Renaissance de Tours un D.E.S. sur la lettre de More au chartreux Batmanson : sa traduction de cette rude semonce occupe 44 pages dans Moreana n° 27-28. Bien qu'il fût angliciste, c'est encore un texte latin, le Novum Testamentum d'Erasme, qui fit l'objet de sa thèse de doctorat, soutenue en 1982 : au nom du jury tourangeau, Jean-Claude Margolin lui offrit la médaille d'Erasme, et Roland Galibois donna un excellent compte rendu dans Moreana n° 104. Henri lui-même était un recenseur méticuleux : les suggestions qu'il fit en 1967 sur la thèse de Brian Byron furent adoptées dans l'édition de Loyalty qu'Henri recensa en 1973.

         Erasme le prépara à diriger la publication d'un gros cahier sur Les problèmes d'expression dans la traduction biblique (Angers, 1988). Il fut l'associé de Clare Murphy pour la partie française de Miscellanea moreana (Moreana n° 100). Dans La Tristesse du Christ (Téqui, 1990), sa version française, très littérale, fait face à l'original latin de More, et a fourni trois pages à Michel Taillé pour Thomas More : Histoire, Eglise et Spiritualité (Paris, 2000). Il traduisit même les lettres françaises que Thomas Merton, en religion frère Louis, avait adressées de Gethsemane au Père Abbé de Melleray en Bretagne.

         Bon nombre d'Amici l'ont vu et entendu présenter à la télévision, en 1975, le portrait de More par Holbein. D'autres l'ont rencontré au congrès néo-latin de Saint-Andrews, ou aux célébrations du 22 juin à Paris et Boulogne-Billancourt. A cinquante ans il était novice bénédictin à Notre-Dame du Bec-Hellouin, le monastère qui avait donné deux archevêques à Cantorbéry. Il reprist son enseignement de linguistique, mais son expérience du cloître lui permit d'intervenir comme formateur d'oblates solesmiennes, qui appréciaient aussi son amour du grégorien.

         Sa méticulosité ne nuisait pas à une extrême cordialité, et son sens de l'humour l'aidait à comprendre le pince sans rire qu'était Thomas More.