Homme de la Renaissance, Thomas More, né à Londres en 1477, fut l'ami d'Erasme. Juriste, il est également un grand écrivain, en latin comme en anglais. Père de famille nombreuse, il fut un pionnier de l'accès des femmes à la culture. Magistrat, parlementaire et diplomate, il devint chancelier du Royaume en 1524.
Emprisonné pour son opposition au schisme qu'entraînait le divorce du roi Henri VIII, il fut décapité en 1535.
Son oeuvre est riche et abondante. S'il est sutout connu comme l'auteur de l'Utopie, un livre qui a créé un genre littéraire nouveau et qui lègue à toutes les langues un mot devenu indispensable à la réflexion socio-politique, il est également historien et poète, théologien et mystique.
Avec Thomas More nous parcourons les décennies qui se situent à la charnière du XVe et du XVIe siècle. Il est présent à l'histoire de son temps, à l'histoire des Etats et à celle des idées, à l'histoire de l'Angleterre et à celle de l'Europe, à l'histoire de l'Eglise. Nul ne représente mieux une époque où la crise de la conscience européenne atteignit son paroxysme.
Entré lui-même dans l'histoire, tant par ses écrits que par le témoignage de sa vie et de sa mort, il mérite bien, en ce début de XXIe siècle où l'Europe se reconstruit et où l'Eglise est en quête d'unité, le titre que lui donnait son ami Erasme : "Un homme pour toutes les heures".
L'Eglise en a fait un saint et l'E.N.A. en a fait le "parrain" d'une des ses promotions : il s'adresse éminemment à la "saison de l'histoire" que nous traversons.
(texte repris à partir de la 4e page de couverture du livre écrit par le Père Germain Marc'hadour : "Thomas More - un homme pour toutes les saisons" aux édition Ouvrières - Coll. Mémoire d'hommes / Mémoire de foi) |