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    Samedi 29 mars

    Thomas More and His Circle I: "More et Erasme"


    Donald Gilman
     - Ball State University, USA

    "La rhétorique et la structure paradoxale de l'Utopie de Thomas More"

                      Résumé de la communication de Donald Gilman 


    Grâce à l’usage de formes rhétoriques de nature juridique ou délibérative, More emploie une structure bipartite pour former le projet cohérent de l’Utopie. Dans la première partie, l’examen de la politique pratique basée sur l’expérience reflète l’usage du style oratoire du barreau qui, comme le définissent Aristote et Quintilien, sonde les questions de justice. En décrivant l’Utopie dans le livre II, Hythlodée puise dans les ressources de la rhétorique délibérative pour conseiller le lecteur sur les opportunités de la politique publique. Ces formes divergentes et ces intentions de structure rhétorique se combinent pour créer une vision cohésive. A la fin du texte, More l’interlocuteur reconnaît et réconcilie dans son esprit les oppositions entre les injustices de la société anglaise et les idéaux du gouvernement utopien en déclarant qu’ « il souhaiterait plutôt qu’il ne verrait » ces choses s’accomplir. Le paradoxe que perçoit More est ténu, mais l’usage de ces différentes stratégies rhétoriques unifie le texte et explore les dimensions compliquées de la politique et de l’éthique.




    William Gentrup - Arizona Center for Medieval and Renaissance Studies, USA

    "L'application politique de l'amitié classique dans le pacifisme d'Erasme"

                                            Résumé de la communication de William Gentrup

      La critique actuelle  a mis en évidence que la notion d'amitié, civile ou politique, telle que l'entendait l’Antiquité, et telle que l'a repris le début de la Renaissance, concernait les domaines suivants: la tyrannie, la fonction de conseiller, l’éducation humaniste, le républicanisme et le patronage. Le rôle politique de l’amitié dans la promotion du pacifisme du début de l’ère moderne a été largement sous-estimé. Le plus grand défenseur de la paix à cette époque était Erasme de Rotterdam, qui, conscient de ses propres mérites à défendre le pacifisme, avait œuvré à la redécouverte des textes bibliques, patristiques et classiques ainsi qu’à la réforme de l’éducation. Le rôle joué par la vertu classique de l’amitié dans les polémiques contre la guerre est mis en évidence dans les écrits d’Erasme et d'autres humanistes, et le lien entre l’amitié et la guerre, la paix, l’éducation humaniste, l’entraînement de chevalier, le rôle de conseiller et la propriété privée peut se percevoir nettement dans la pensée politique d’Erasme et de certains de ses contemporains.




    John D. Pilsner
    - Franciscan University of Steubenville, USA

    " La métaphore de Silène dans la poétique et l'herméneutique d'Erasme"

                                               Résumé de la communication de John Pilsner

    Cette communication s’intéressera à la signification de “Sileni Alcibiadis” dans la poétique et l’herméneutique d'Erasme, depuis l’Enchiridion et l’Eloge de la Folie jusqu'aux Adages de 1515. Alors qu’Erasme reproduit la métaphore platonicienne sur la disparité entre les apparences extérieures et la réalité intérieure, ses adaptations ne sont pas toujours faciles à réconcilier. Pour beaucoup, la juxtaposition de Silène avec un modèle « inversé » est révélatrice de l’instabilité du langage et de l’incompatibilité des perspectives humaines. Une telle incertitude épistémologique et une telle ambiguïté littéraire contraste vivement avec l’herméneutique érasmienne habituellement confiante, puisque le Silène représente l’obscurité textuelle et la clarté de l’interprétation. Un récit plus complet du Silène d’Erasme nous aidera à comprendre les conflits apparents ainsi que l’opinion de l’humaniste sur la relation entre théologie et littérature.