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    PANEL 2: vendredi 28 mars, 10h

    La géographie dans les utopies de la Renaissance  II:

    "De la géographie à la poésie"



    Carlos E.O. Berriel - Université de Campinas, São Paulo, Brésil

    "Geographie et dissimulation dans l'Utopie de Thomas More"

    NB: la conférence est donnée en italien

                                          Résumé de la communication de Carlos Berriel

    Au début du livre II de l’Utopie, Thomas More décrit les aventures d’un hypothétique navigateur qui s’est approché de l’île d’Utopie: en réalité, il s’agit de nous lecteurs qui, à travers cette lecture-navigation, nous approchons de l’idée d’Utopie. Cependant, les Utopiens souhaitant se protéger de notre visite, ont conçu un abord de l’île particulièrement dangereux, tant à cause de rochers visibles que de récifs “cachés et traîtres. Seuls les habitants connaissent les chenaux; aussi est-il rare qu’un étranger ose pénétrer dans la rade sans le secours d’un pilote utopien. Pour les insulaires eux-mêmes, l’entrée ne serait pas sans danger, si des signaux, depuis le littoral, ne dirigeaient leur course.” Utopie a deux signifiants: le livre et l’île. Il revient au lecteur/navigateur d’échapper aux écueils pour ne pas faire naufrage. Ainsi, les diverses références et sens de l’œuvre, qui représentent autant de phares sur la côte, ne cessent de changer de place. Il convient alors de s’orienter grâce au jeu toujours mouvant de telles indications.




    Melinda Cro - Kansas State University, USA

    "La réinvention du paysage pastoral: la fonction du décor dans l'Astrée d'Honoré d'Urfé"

                              Résumé de la communication de Melinda Cro

    Que le décor soit important dans la plupart des romans est une évidence, mais cela l’est encore plus dans le cas de la littérature pastorale. La pastorale, genre d’écriture populaire qui subit un renouveau à la Renaissance, est basée sur le décor familier de l’Arcadie, un âge d’or idyllique où les bergers contemplent l’amour, en essayant d’en comprendre l’identité. Cependant, le paysage pastoral est renouvelé et réinventé dans l’œuvre monumentale d’Honoré d’Urfé, Astrée (1607-1627). L’auteur replace le décor pastoral depuis la Grèce antique jusqu’à la France du Ve siècle et le situe dans la région du Forez. Ce procédé, populaire à l’époque, alertait le lecteur sur le choix de l’auteur dans son changement de décor. Dans le roman en question, l’auteur, se distinguant de la tradition, s’appuie sur la spécificité géographique et sur le motif du voyage, établissant ainsi un mythe fondateur en France. De plus, l’importance du décor soulève des interrogations quant à la nature du paysage et aux ramifications utopiques du genre pastoral tel que le conçoit d’Urfé.


                                               Résumé de la communication de Marie-Claire Phélippeau

    Cette communication se propose d’étudier la poétique de l’eau dans diverses utopies ou récits imaginaires des XVIe et XVIIe siècles : l’Utopie de Thomas More (1516), la Nouvelle Atlantide de Francis Bacon (1627) et la saga de François Rabelais, dont Gargantua (1534), Pantagruel (1532) et Le Quart Livre (1552). Se basant sur les recherches de Gaston Bachelard et Gilbert Durand, l’analyse a pour objectif de mettre en évidence la fonction de l’élément aquatique dans l’écriture de récits fantastiques inspirés notamment par Lucien de Samosate (Histoires vraies). L’eau étant substance infiniment malléable, sujette aux métaphores plurielles, tour à tour positives et négatives, elle joue des rôles multiples dans l’imagination poétique que cette analyse tentera de définir.