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    PANEL 3 - vendredi 28 mars

    La Géographie dans les utopies de la Renaissance III:

    "Hors les murs et outremer"



    Francis Carpinelli - Benedictine College, Atchison, Kansas, USA

    "La pollution se fait hors les murs"

                    Résumé de la communication de Francis Carpinelli

    La plupart des communautés utopiques sont des îles ou bien des cités intra-muros qui relèguent à l’extérieur de leurs frontières les activités polluantes. L’étude actuelle se propose d’explorer la thèse défendue dans l’Utopie de Thomas More, notamment en ce qui concerne l’emprisonnement et l’exécution des criminels, l’enfermement des malades, particulièrement des lépreux, et le travail de boucherie et d’abattage des animaux.  More était le témoin habituel de ces pollutions importantes du Londres de son époque, lorsqu’il se rendait à Oxford, passant devant la prison de Newgate où se trouvaient enfermés les criminels déjà condamnés, ou traversant Smithfield où l’on abattait et découpait les animaux. Plus loin, sur la route de Holborn à Oxford, il passait devant la léproserie de St Giles et là où se pratiquaient les exécutions capitales notoires, à Tyburn.
     



    Gerrit de Vylder - Leuven University, Belgique

    "Le Voyage en Inde à la Renaissance: utopies complémentaires ou contradictoires?"

                      Résumé de la communication de Gerrit de Vylder

    Cette communication a pour but de définir comment les “utopies indiennes” étaient utilisées par les Européens “orientalistes” depuis le XVIIe jusqu’au XIXe siècle. L’Inde et ses traditions n’étaient pas généralement décrites comme des ‘visions d’une société idéale’ car on regardait plutôt les utopies comme spécifiques de la tradition occidentale, reposant sur la pensée européenne classique et sur le Judéo-christianisme. Les sociétés du XVIe siècle furent un sol fertile pour l’entreprise utopique grâce à l’émergence de la propriété individuelle et de l’héritage de la terre. Comme l’a expliqué Marx, le « mode de production asiatique » fut la première étape majeure vers la propriété et l’utopie est elle-même née de sources indiennes. On s’est servi de ces traditions utopiques indiennes pour critiquer les modèles politiques et économiques depuis le XVIIe siècle : les voyageurs, marchands, Jésuites et écrivains depuis Swift jusqu’à Goethe, ont souvent considéré l’Inde comme une utopie, non dans le sens de ‘paradis perdu’ (comme c’était le cas pour les Antilles) mais en tant que modèle avancé socio-économiquement.



    Maarten Vermeir - Université de Leuven, Belgique

    "l'Utopie de More et les Pays-Bas"

                              Résumé de la communication de Maarten Vermeir


     
    Quels éléments de l’Utopie se réfèrent à la géographie et à l’ethnographie des Pays-Bas ; quels éléments se rapportent à la sociologie, la géographie, l’économie, la culture, la religion, la politique de ce pays au début du XVIe siècle ? Pourtant, l’histoire de l’Utopie est contée par Raphaël Hythlodée dans le port le plus important d’Europe et des Pays-Bas à l’époque. Une liste exhaustive d’éléments présents dans l’opus magnum de Thomas More qui se référent à quelque aspect des Pays-Bas fait défaut encore aujourd’hui. Nous avons le projet de résumer ces aspects en reprenant une lecture de l’Utopie – incluant les poèmes initiaux et les lettres – qui adopterait ce point de vue. Nous croyons sincèrement qu’une telle liste exhaustive pourrait fournir un outil intéressant pour une recherche à venir tant sur les absurdités que sur les éléments approuvés, vus par les yeux de Thomas More, Pieter Gillis et Erasme dans l’histoire de l’Utopie.