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    PANEL 1: vendredi 28 mars

    La géographie dans les utopies de la Renaissance I:

    "Le topos et le texte, le topos dans le texte"


    Céline Beaud - Université de Fribourg, Suisse

    "Comparaison entre l'Utopie de Thomas More et la Nouvelle Atlantide de Francis Bacon: une conception nécessairement contrastée de la société idéale."

     Résumé de la communication de Céline Beaud
    A l’origine du genre utopique, l’Utopie de Thomas More fut le début d’une lignée de constructions fictives décrivant de nouvelles sociétés modernes. Cette communication se propose de comparer La Nouvelle Atlantide (1622) de Francis Bacon à l’Utopie de Thomas More (1516) sur un aspect particulier, leur structure. L’étude prévoit donc de s’interroger sur la fonction des deux œuvres dans leur organisation différente. Alors que More, dans le Livre I présente une critique des sociétés européennes et dans le Livre II une description de la nation idéale, Bacon présente seulement sa vision de la société idéale et omet la part de critique que méritait toute nation de son époque. En réalité, le « Livre I », qui suivrait le modèle de l’Utopie, est à rechercher dans la littérature de l’Antiquité, dans le mythe de l’Atlantide, décrit par Platon. Cette communication se propose d’explorer l’hypothèse du « Livre I » disparu de Francis Bacon. 




    Jean Du Verger - ENSMM Besançon, France

    "Echos  de géographie, de cartographie et de navigation dans le Baldus de Teofilo Folengo (1517)"

                                                   Résumé de la communication de Jean Du Verger

    Tout en explorant le Baldus de Teofilo Folengo (Venise, 1517) ma communication est basée sur la théorie de Justus Lipsius qui pensait que la pratique de la lecture et du voyage à la Renaissance étaient intimement liées.  Le voyageur traverse des paysages étranges et étrangers de même que l’œil du lecteur  explore le texte qui se transforme lentement en une carte. Dans cette communication, j’examinerai d’abord comment Folengo utilise les métaphores et les conventions cartographiques dans son Liber Macaronicus, pour créer un monde dans lequel la réalité géographique s’entremêle avec la fiction. J’essaierai ensuite de découvrir les sources textuelles qui sont enchâssées dans ce travail palimpseste. Comme le font les cartographes et cosmographes de la Renaissance (Münster, Mercator, Ortelius and Cuningham), Folengo s’appuie sur diverses sources anciennes aussi bien que sur les connaissances géographiques de son époque. Finalement, je tenterai de démontrer comment le texte s’articule sur le motif du speculum lorsqu’il s’interroge sur les problèmes sociaux, politiques et religieux de l’Italie moderne.



    Sophie Chiari
    - LERMA, Aix-Marseille Université, France

    "Shakespeare redéfinit les utopies"

                                                                           Résumé de la communication de Sophie Chiari
     
    En 1595, Ortelius réalisa une des premières cartes d’Utopie qui, par son dessin même, se révéla être une fantaisie. De la même manière, Shakespeare se fraya un accès au monde peu familier de ses pièces grâce à sa propre échelle de valeurs. Ce faisant, comme Ortelius, il créa une géographie poétique et dramatique qui donna une forme singulière à ses histoires, à ses comédies comme à ses tragi-comédies. Par conséquent, le dramaturge développa une série de stratégies pour faire allusion à ses utopies très personnelles.
    Cette communication cherchera d’abord à établir une nouvelle taxonomie des utopies du dramaturge avant d’explorer les relations complexes entre utopie comme topos littéraire et les genres sur lesquels s’est basé Shakespeare pour écrire ses pièces. L’examen de ces aspects nous permettra finalement de comprendre pourquoi Shakespeare a utilisé, traduit, déformé et redéfini le concept même d’ « utopie » pour des raisons religieuses, esthétiques et politiques dans le théâtre de la première modernité.